Mercredi 14 décembre 2011
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Aujourd'hui s'est éteint George Whitman, 98 ans, fondateur de la vénérable librairie "Shakespeare and co" qui existe
depuis 60 ans en face de Notre-Dame. Rien à voir avec un bar certes, si ce n'est que ce lieu-ci possède une atmosphère unique faite de muraille de bouquins, de banquettes qui peuvent accueillir
un petit somme, et que l'on y lit autant qu'on y achète. Les seuls vers qu'on y "boit" sont ceux des poètes venus donner une lecture publique comme sur ce dessin.
On souhaite à Silvia qui prend le relais de connaître une vie aussi longue que celle de son papa, au service des livres et des
lecteurs!
Mercredi 29 juin 2011
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Comme ça s'est vu par le passé, je cède le crayon au Lémurien qui m'a aimablement adressé ce
reportage pratiqué en des contrées plus éloignées que les habituels rades parisiens. Puisqu'il faut faire marcher le petit commerce, le patron barbu du Florac Vidéo Club offrira un jus à tous
ceux qui lui présentent cette image en allant louer un DVD. Et si vous l'appelez par son prénom il y mettra du sucre !
Samedi 19 mars 2011
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Il y a quelques jours, on venait de ranger la salle après la première de "Marcia Hesse" (b.-annonce www.youtube.com/watch?v=hNONRSv4Gw0 )
et il faisait grand soif. Vue l'heure, le seul endroit ayant bien voulu de nous est un café qui
emprunte son nom à une ville bien connue pour son club de foot. Bien que l'écharpe soit conseillée en terrasse, pas besoin d'être supporter pour être bien
accueilli.
Bonus de printemps : le jeu des sept différences...
Un conseil : arrêtez-vous à sept, le vert de trop ça fait mal à la tête.
Mercredi 16 février 2011
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Sur les conseils d'Augustin,
j'ai commandé une portion de frites chez Dédé. A l'époque où je leur livrais le monde il n'était jamais là, mais aujourd'hui j'ai
fait une découverte importante : personne ne s'appelle Dédé ni André, mais en revanche "Dédé" et "la Montagne" (cf la montagne sans
geneviève) sont cousins ! Mêmes étiquettes marrantes sur le picrate, mêmes frites brunes et molles, même bière hollandaise à la pression... je n'étais pas dépaysé. Quand à mon inaccessible
étoile, ce n'est pas chez Dédé que je la trouverai, cependant sa friture ne fait pas honte à l'établissement.
Dimanche 13 février 2011
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En fin de matinée, errant dans un hangar, j'avisai une marchande oeuvrant à déjeuner. Elle faisait bonne chère devant un
pot-au-feu et sa timbale en fer contenait du mousseux. Cousine lointaine sans doute de Yolande Moreau, comédienne interlope au grotesque manteau, elle était entourée d'objets hétéroclites dont le
moins insolite était une pipe en jais. La matronne me darde, je me sens en sursis et lui demande le prix de la noire bouffarde. -Elle te plaît ? J'acquiesce. -J'en veux quarante euros. Tiens, pis
comme t'es un jeunot, j'suis prête à faire un geste ! Je décline ses largesses, désignant du menton un tirage argentique de forte dimension. -C'est plus mon stand, jeune homme! Adresse-toi au
voisin ! Pis pendant que t'y es, demande-lui ce qu'il fume : ses pipes sont bon marché, pour ceux qu'ont pas une thune !
Cette anecdote prend quelques libertés avec la réalité; le fin mot de l'histoire étant que nous nous sommes nous aussi régalés
d'un pot-au-feu, ci-devant plat du jour, ce qui m'encourage à conclure comme suit :
Si vous rêvez d'une mousse, à St Ouen, aux puces, prenez-la sur le pouce, au comptoir de
l'Opus.
Pour calmer une fringale, il y a plusieurs adresses : mais 5 rue Jules Vallès, l'oeil aussi se
régale!
Mercredi 26 janvier 2011
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Salle microscopique dans un sous-sol de la rue Hautefeuille, ce comptoir propose des en-cas pour tous les
goûts, de la crêpe au burger en passant par les paninis. On s'y cale la panse sans vider son portemonnaie, et la chaîne hifi assortie aux tabourets diffuse de la musique selon le choix des
consommateurs (dock i-pod)...
L'individu qui pianote sur son portable sort d'une salle de cinéma où Banksy trompait
l'oeil.
Samedi 8 janvier 2011
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Une fois n'est pas coutume, l'abeille collecte le nectar de contrées lointaines. C'est qu'il faut aller
au moins jusqu'en Asie pour trouver un café au lait aussi addictif ! La recette est simple : un fond de robusta et une demi-tasse de lait concentré sucré, quelques glaçons et le tour est joué.
Mais ce qui fait tout le charme de cette boisson, c'est bien sûr le contexte : à la bonne franquette, comme si nous étions des habitués. Non content de nous régaler de "Ca Phê Sua", le maître des
lieux nous a fait profiter de ses talents de chanteur et a même poussé l'obligeance jusqu'à nous accompagner à la guitare pour un karaoké d'anthologie. Sur le croquis on peut voir Fabien (celui
de l'AtelierVargas en lien plus haut) donner quelques mesures de flamenco. Comme à la maison. Et ce n'est pas qu'une image, car les sanitaires sont ceux du gérant, qui habite juste
au-dessus. Pour les curieux, "abc" signifie "accoustic ballad café". Tout un programme !
Vendredi 7 janvier 2011
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Il est à noter que ce bar a été découvert le lendemain du "Ventadour". Si ça c'est pas un signe...
Un pub irlandais accueillant sur le quai de Jemmapes. Il est conseillé d'aimer boire brun (stout) et lire brown
(Dan): on ne compte plus ses exemplaires dans les rayonnages à l'arrière-plan. Si lire un roman dans cette ambiance tamisée vous use les yeux, il reste l'ardoise, et là stupeur :
Il existe donc un endroit où l'on sert de la bière japonaise en fût ! Quand à savoir pourquoi, c'est au barman australien
que je dois la réponse : le patron Irlandais a eu cette fantaisie par égard pour son épouse japonaise !
Jeudi 6 janvier 2011
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Ce tabac situé non loin de la rue Ste Anne, fameuse pour ses restaurants nippons, est estampillé bistro
japonais. Qu'est-ce qui peut justifier un titre pareil, sinon des sushis en amuse-gueule ou de l'Asahi à la pression ?
Une fois à l'intérieur,
force est de
constater que
rien ne le distingue
des PMU traditionnels,
la serveuse ne
s'appelle pas Mitsuko mais Aurore,
au zinc des parieurs rêvent à la richesse
en sifflant des
Heineken ou
des pastagas...
Bonjour l'exotisme !
Mercredi 3 novembre 2010
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Croqué en avalant une tasse de café à l'angle du boulevard Exelmans et de l'avenue de Versailles: chez
Gary's, on vous sert avec suspicion, et l'on ne sourit que quand la note est réglée. Reste qu'à cette saison il est plaisant d'avoir l'embarras du choix dans les places en terrasse et de choper
au vol des bribes de conversation des étudiants stressés et des cadres affamés..."Faut être bilingue, sinon tu t'casses la
gueule et c'est bien fait pour toi !" ; "vous travaillez dans le coin? Je vous vois souvent dans le quartier... Un petit café? ...non?"
Mardi 26 octobre 2010
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... dernièrement à Montpellier. Mais il y a une semaine encore, le soleil y brillait. Et d'avoir épluché des châtaignes dans le
Larzac pendant trois jours ne m'a pas dissuadé de musarder à la recherche d'une terrasse entre deux trains. Celle qui a retenu mon attention, square Babotte, servait du café frappé sur de
robustes tables de bois brut assorties de chaises semblables. Et tout ça pour le prix d'un grand crème à Paris. Elle est pas belle, la vie?

Lundi 25 octobre 2010
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Envie de casser la graine avant de prendre le train. Non loin de la Gare de Lyon, si possible. La réponse se trouve
rue Traversière, où les bouilloires griffées design italien m'ont tapé dans l'oeil depuis la vitrine. Passée la porte, le comptoir traiteur offre l'embarras du choix, que la patronne abrège en proposant le plat du jour. L'atout maître de cet
établissement réside dans l'équation réussie entre agrément du cadre, télépathie du service (le p'tit vert de vin à table sans chichis) et bien sûr originalité de la pasta, qu'un
cannolo complètera divinement.

Lundi 25 octobre 2010
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Le nom de ce rade m'évoque irrésistiblement le recueil éponyme de sales blages de Reiser, que l'on peut
apprécier en parfait analphabète : il décrit sans un mot la sadique et jubilatoire cohabitation entre une smala africaine et un peuple animal pour le moins fantaisiste.
Au bar, les animaux se résumaient à un Yorkshire perché sur une paire de genoux, mais tout comme le bouquin nous avons pu
l'apprécier sans en maîtriser la langue et pour cause puisqu'il se trouve à Kehl, de l'autre côté du Rhin. Qu'en dire sinon que sa déco de bistrot de quartier peut sembler plutôt branchée et
qu'il est toujours agréable de boire des pintes au prix des demis!

Vendredi 17 septembre 2010
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Avec un nom pareil, je ne pouvais pas faire l'impasse sur ce bistrot classieux qui sert de la Carlsberg à
la pression et la noisette (on y tolère les écureuils) à 2,50€. Serveur sympa et musique en galette: normal pour un quartier où les crêperies sont légion. Le jour du croquis c'était Jamiroquai à
donf.
Vendredi 27 août 2010
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Il y a un plaisir singulier à sortir d'une cantine japonaise à l'heure où les clients font la queue sur le
trottoir, quand on a soi-même bénéficié de la disponibilité des serveurs (qui m'ont tout de même laissé le temps de croquer les cuistots en apéro avant d'apporter les plats, fort bons au
demeurant).
Cette note est bien sûr inspirée du livre éponyme de Jiro Taniguchi, que je recommande à tous les
amateurs de gastronomie errante!